19.03.2008
Net party
On a le Net à la maison! A nous le monde... Ouvrons les portes, partons à l'aventure... Découvrir d'autres horizons, aller à la rencontre de l'autre, de l'autrement, de pensées diverses, de connaissances différentes, de raisonnements fructifiants.
Les enfants courent plus vite que les parents, prennent de l'avant...
D'un clic, ils vont si vite, quel enthousiasme subit!
Des recherches pour l'école... mouais... soyons dupes... un peu... Demi - mensonge à demi - pardonné...
Trouver le code du jeu vidéo du moment hyper méga urgent!
Se jeter sur la messagerie en direct, y' a les copines qui attendent. C'est quoi ce truc?
Et vas - y qu'on m'explique, d'un clic à l'autre, toutes ces merveilles, à nulles autre pareilles... Le monde de l'instantané, ce jeu communicatif, communicateur, communiquant, sorte de communion universelle assurément.
Cela tchate, dial, blogue de partout...
C'est quoi encore ce truc? On s'y colle, histoire de voir, de savoir et on se prend au jeu, ça vous dit quelque chose?
Tout s'y fait, d'un domaine à l'autre, cuisine, littérature, langues, news, musique. le meilleur et le pire, même l'amour parait -il.
Mais si, on me l'assure! "Finie la solitude" a dit la petite voisine d'en face. Tu verras...
Eh oui! Timide je me lance, tirée par l'ado de service. Des photos, la vitrine, se vendre... Bizarre, ça me rappelle un peu les Pays Bas quand même... Et puis on se renseigne, on observe, on apprend.
Montrer un corps de rêve, un enthousiasme délirant, vivre la fashion maniacomanie.... Picoler un peu, c'est de bon ton, faire la teuf, être branché en somme.
Branché sur quoi? J'ai pas bien compris...
Ah oui sexe bien sûr! Alors là je m'effare... c'est vraiment un monde qui s'ouvre ...du jeunot de 19 ans au consommateur de pilules bleues, sont tous frappés du ciboulot ...à moins que ce soit d'ailleurs... L'ont trop secoué sûrement...
Cela croustille.... on vous pénètre votre intimité... vos moeurs sexuelles sont sollicitées, auscultées, sans vergogne aucune...
le monde à l'envers, on ne séduit plus, on n'échange plus , on pénètre... Tu fais ci, tu fais ça? Hum! Hum!... Hummmmmm!
Sympa la cam, on voit en direct son interlocuteur.... il sourit à votre bon mot, il est soucieux.... mais parfois, surprise, surprise! Il est à poil, zézette en l'air! Et si pouviez en faire autant, ce serait le bonheur... pour lui!
Le bonheur, vous dites? L'amour... la rencontre... l'échange... vous êtes vraiment sûr qu'on trouve tout sur le Net?
Des secoués, des frappa dingues, des allumés, des mythos, des pervers rien n'y manque. Papy veux sauter ma fille, gamin veut m'y mettre la main. Désolée, passé 3 ans, je donne plus la tétée... Mamie elle y goûterait bien aussi à mes câlins et madame et monsieur, gentiment, me proposent de visionner leurs ébats en direct. Et l'autre là veut que je l'attache ???????
J'ai mon malaise qui revient. Suis - je vraiment de ce monde? Pas net le Net!
Comme un extra - terrestre, j'erre.... de pages en pages, d'onglets en onglets, de sites en sites... Je me réfugie, dans un dico qui me dit de jolis mots, je me noie au milieu des images, je me cache chez blog 50. Prends un peu de répit, et puis j'apprends... Trouve mes armes; trouve les parades, peaufine ma stratégie, évite les pièges, et diable! Comme je m'aime!
Me sens tout d'un coup bien plus jolie, bien plus vivante, plus intelligente. Le monde est petit en somme...
Le meilleur et le pire... J'ai toujours chercher le meilleur en moi - même... en combattant souvent le pire; la seule véritable voie que je connaisse. Le monde aussi se cherche...
Grain de sable au milieu de la foule, je suis pourtant à son image. Mais cherche t'il le meilleur lui aussi, ou bien a t'il baissé les bras et se laisse t'il aller à la dérive....
L'est pourtant si beau le monde quand il s'habille de courtoisie, d'intelligence, de savoir vivre, de délicatesse, de jolies photos comme chez Blog 50... Cling! Clin d'oeil
Au fait...merci le prof... Comprenne qui peut!
20:25 Publié dans société | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
31.10.2007
Halloween...
Vous n'aimez pas, pas drôle dites - vous? C'est morbide? Mais non,mais non c'est amusant! Si! Si! Je vous assure...
Question de regard là encore. On joue à se faire peur, c'est bien moins méchant que de se faire la guerre... et cela permet de laisser libre cours à toutes nos fantaisies... Et puis mince, on va pas rater une occasion de faire la fête...!!!!....
D'abord on prépare une bonne bouffe, la citrouille traditionnelle à la sauce que vous voulez...
quelques amuses gueules aussi
Ne pas oublier une belle déco
Et puis on délire sur les costumes, sans souci,plus c'est laid plus c'est raté, mieux c'est!
Ensuite on se défoule, toutes les grimaces sont permises.

Et je vous assure encore, Halloween, c'est très beau
Même coquin des fois
Et parfois très glamour...
Voià, j'ai fait de mon mieux. Mon appareil photo est en panne, sniff!!! Alors le reportage en direct, l'année prochaine...
10:30 Publié dans société | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
12.10.2007
Chute de l'homme
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Me sent l’âme à la réflexion ce soir… Peux pas toujours chanter l’hymne à la joie…
J’habite un petit village tranquille au fin fond de la Gaule… enfin, au creux des montagnes, au pied des Cévennes. On y bien abrité, loin de la ville, du bruit de la pollution. Enfin! Pour l’instant…
La jeunesse ne pense qu’aux lumières de la ville, les parents à trouver du travail, les anciens au temps passé où la vie possédait encore un goût d’humanité…
C’est branle - bas de combat au village. Si chacun poursuit sa tâche, les langues ne parlent que d’une chose… Un de nos voisins, un homme qu’on croise tous les jours, un père de quatre enfants tenait séquestrée une femme depuis plusieurs jours dans le vide sanitaire de sa maison dans le but de recevoir une rançon…
On s’étonne, on s’émeut. On a bien conscience de la gravité de l’acte, c’est quand même un peu irréel…
C’est un homme simple, pas mauvais bougre, pas très malin non plus, suffit de regarder le mur de la cour de sa maison. Il a aligné des quairons comme on dit par ici. De grosse briques creuses forment donc une jolie vague sur un terrain qui ne connaît pas le sens du mot « nivellement ». A l’image du bonhomme un peu frustre, un peu rustre, un peu inculte.
On s’interroge évidemment. « Mais pourquoi? Qu’est-ce qu’il lui a pris? »
Les sous. Il a demandé 400 000 euros. De quoi voir venir… Trop souffert du manque d’argent, des dettes… Trop sollicité par la société du consommer sans modération…
La femme s’est enfuie. Le gars arrêté devant chez lui. « Il se croyait dans un film » qu’il a dit…
Eh oui ! Quels loisirs pour ces hommes - là? Ceux d’aujourd’hui, fils de la campagne désoeuvrés… Avant, on taillait le bois, on bricolait, on se racontait, on regardait le feu crépiter dans la cheminée… Maintenant il y a la télé…
Oui la télé et ses pubs incessantes et répétitives qui vous vantent les joies factices du toujours plus… La télé et ses feuilletions en série où la violence est normale, voire nécessaire; où le sang coule abondamment au quotidien, devenu sorte de fade ketchup sans émotion.
Et puis un jour, la différence entre réalité et fiction n’existe plus. Les deux se mélangent…
Un pur produit sociétal… Destroy par la perversité d’un monde qu’il ne comprend pas. Qui le peut d’ailleurs?
Et combien d’autres encore? Qui agissent et suivent tels des marionnettes et des moutons de Panurge, les rails d’une société qui dérive…
Une pensée encore pour les enfants et la famille de cet homme…
Une pensée pour le sang des moines qui coule sur les trottoirs de Birmanie... comme une horrible peinture de ce monde où l'Homme n'a encore rien compris... où l'Homme n'a pas fini d'évoluer... ou de chuter?
23:20 Publié dans société | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
22.08.2007
joies de l'été
Joies de l’été
Il y avait foule à la porte de l’enfer. Bruits et explosions.
Des lumières scintillaient de partout agressant le regard surgi de la nuit. Ce n’était pas par hasard : cela abrutissait, anesthésiait l’esprit. Des jeunes filles au sourire de circonstance vous saluaient, vous engageait à les rejoindre.
L’ambiance phonique canardait des sons criards et discordants où tous les rythmes se mélangeaient.
Aucune parole n’était audible. De toute façon, nul n’était là pour échanger des idées et Elisa se demandait ce qu’elle faisait là au beau milieu de ce capharnaüm de sons et de lumières.
Ses oreilles souffraient, elle plissait les yeux sous la douleur.
Les gens passaient, l’air hagard. Elisa se sentait perdue au milieu de ce monde qui défilait le long de l’allée centrale. Des personnages hirsutes parfois apparaissaient en poussant des cris rauques et gras pour disparaître aussitôt, happant au passage quelque quidam crédule. Des animaux figés tournaient en rond en une monotonie grinçante qui glaçait le dos.
Pourtant , la chaleur étouffait.
Elisa tentait de se persuader qu’elle allait s’habituer, que c’était une question d’adaptation mais tout ce monde aux sourires factices, aux visages trop fardés l’agressait davantage au fur et à mesure de sa visite. Dieu! Quelle chance elle avait de ne pas être là à demeure!
Plus haut, des gens hurlaient de terreur alors qu’ils se retournaient dans les airs enfermés dans une cage de fer. Là - bas, d’autres subissaient l’épreuve de la vitesse et de l’eau et leurs cris éclaboussaient très loin.
Elle resta un moment, perplexe, à observer des personnes prisonnières d’un labyrinthe aux parois de verre qui s’affolaient en se cognant aux vitres. Leur angoisse se lisait dans leurs yeux effarés et d’autres, dehors s’en amusaient. Elisa s’étonna une fois de plus de l’absurdité e l’être humain. Comme pouvait - on rire de la peur de l’autre?
Mais on était en enfer….
Elle aperçut plus loin sur la gauche un endroit plus sombre qui semblait plus calme et s’y dirigea espérant se reposer un peu Il y avait de grands échafaudages d’acier et Elisa se demanda à quoi cela pouvait bien servir. Soudain il y eut un cri immense et unique. Et elle compris.
Quelqu’un tombait en chute libre, puis un autre, puis un troisième. Et des applaudissements fusaient. De l’autre côté, deux hommes attachés l’un à l’autre se projetaient d’une plate - forme pendus à un élastique. Leurs têtes frôlaient le sol,puis emportés par leur élan, leurs corps basculaient de nouveau en arrière. La peur déformait leur visage et c’est d’une démarche hésitante qu’ils repartaient en direction d’une autre attraction infernale.
Une envie folle de partir lui monta le long du dos. Vite! Quitter ce lieu maudit…. Mais elle avait promis. Elle poursuivit donc son périple. Des enfants gesticulaient au sein d’une fumée malodorante. Elle hâta le pas. Peut - être que là…
Un petit train tournait, cela avait l’air assez tranquille malgré le brouhaha environnant. Mais au moment où il s’engouffra dans un tunnel, les hurlements redoublèrent. Elle préféra ne pas chercher à savoir ce qu’il y avait à l’intérieur continua son exploration. Elle vit encore des gens qui tombaient à l’eau, des jambes qui s’agitaient, des mains qui s’agrippaient. Les piaillements des uns et des autres lui résonnaient dans la tête. Elle ne savait plus où poser son regard. Peut - être fermer les yeux mais l’amalgame de musique et de voix humaines au paroxysme la poursuivait. Ce fut un dernier cri qui la sauva…
« Nous avons le regret d’informer nos visiteurs que le parc d’attractions va fermer ses portes. Nous vous souhaitons un bon retour chez vous ainsi que de beaux rêves. »
23:30 Publié dans société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



















