31.03.2008

Marathon woman

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Je suis née prête à courir. Marathon woman...
Petits pieds, petites mains déjà s'aventuraient au hasard d'une existence encore neuve. L'effort était déjà présent, le goût de la recherche, le besoin de savoir ce qui se trouvait au bout de la route. J'étais née pour courir.

Vint le temps de la première rencontre.
Je ne l'aperçus que le fil d'un instant. Mon regard se détourna vite, pris dans l'effort de courir. J'étais née pour courir.

Le temps courait lui aussi, à les côtés. Je m'entraînais. Les chutes étaient nombreuses mais toujours je me relevais pour repartir plus vite, plus haut, plus fort. J'apprenais. J'étais née pour courir.

Vint le temps de la deuxième rencontre. elle était là. J'en avais vraiment conscience, cette fois - ci. Je la frôlais au passage. La route filait droit devant et il me fallut la dévaler. J'étais née pour courir.

Avec l'endurcissement, les épreuves s'amoncelaient. Plus et plus loin encore. Je suais, j'en bavais, c'est ce que je désirais. Aller jusqu'à l'extrême. l'effort intense. Courir, c'était vivre.
Ma route, ma seule. Le souffle chaud. La respiration haletante, le goût de l'effort, le plaisir anticipé et violent de la victoire. J'étais née pour courir.

Vint le temps de la troisième rencontre. Cette fois - cl, je m'arrêtai un instant. Fatiguée, usée. J'eus peur. Mais que me voulait - elle à la fin? Non, je n'avais pas le temps. il me fallait courir. J'étais née pour courir.

L'entraînement a repris. Plus dur, plus vite, acharné. Je butais. Je souffrais. Je fatiguais. Je ne progressais plus.

Vint le temps de la quatrième rencontre. Alors là, je voulus savoir. J'abandonnais tout, regarda la route continuer sans moi et m'assit sur le bord du chemin. Des pâquerettes fleurissaient gentiment. Et je la questionnais enfin. Elle me sourit et ce fut la rencontre.

Je me suis rencontrée, saluée et aimée.

26.10.2007

Emotions: pour ou contre?

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Il pleut sur la montagne.
Il pleut sur mon coeur.
Il y a des hommes qui ont perdu le leur. Qui se sont perdus au détour, d'un chemin de vie, au détour d'une peur, au détour d'une épreuve. Ils ont perdu leur âme d'enfant, ce don merveilleux de rire, d'aimer, de découvrir, de courir après la Vie..
Le soleil brille derrière les nuages.
Le soleil brille dans mon coeur.
Il y a des hommes qui sentent le leur. Ils le sentent qui bat, qui s'affole, qui trépigne, qui s'émeut, qui espère. Ils l'auscultent,le sondent, le chérissent. Ils laissent vivre l'enfant avide de vie, avide de l'autre. Ils vivent pleinement de leurs yeux, de leurs mains, de leur intelligence le monde qui s'offre à eux comme autant de chances, autant d'aventures, autant d'apprentissages car ils ont appris l'essentiel.
Que le coeur est intarissable, plus on en use, plus il reluit.
Comme un diamant.

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17.10.2007

Royaume I

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Il était une fois un petit roi qui vadrouillait à travers le monde à la recherche d’un royaume. Il parcourait monts et vallées, traversait les mers et les océans, tempêtait dans les ouragans et toujours, cherchait, cherchait… Mais rien à faire! Toujours pas de royaume en vue.
Un jour, désespéré, alors qu’il traversait un désert interminable depuis des jours et des jours, il s’assit sur un rocher et se mit à pleurer. Il vidait son cœur de toute sa peine. Il avait été si fort durant toutes ces années, toujours à parcourir le monde sans trêve, toujours à se relever et toujours le même constat! Et il pleurait, il pleurait! Tant et si bien que goutte à goutte, larme à larme, une petite flaque se forma.
Quand enfin son cœur fut sec et fatigué d’avoir tant pleuré, il aperçut au bord de la petite flaque, une toute petite fourmi qui s’abreuvait. Il la vit repartir puis revenir avec certaines de ses amies. Il vit qu’il y avait encore de la vie là où il ne pensait pas. Il vit que derrière le voile de ses larmes il pouvait encore sourire. Il sentit qu’au fond de lui existait une lumière qui ne voulait que grandir. Il sentit que cette lumière lui tenait chaud au cœur.
Et, ragaillardi, il remonta sur son cheval blanc et poursuivit sa route. En chemin, alors que sa monture allait bon train, il pensait encore à son royaume perdu. Mais vous savez, un roi c’est fait pour être roi, alors notre petit bonhomme à l’âme de suzerain se disait qu’il était vraiment temps de trouver ce royaume. Il était fait pour être roi, pour commander, diriger. Il était fait pour faire respecter l’ordre et la loi, il était fait pour définir ces lois. Il savait qu’il ne pourrait jamais être heureux sur ses sujets et si ceux - ci ne vivaient pas en harmonie. Et pendant ce temps - là, le cheval allait tranquillement et berçait notre petit roi qui finit par s’assoupir et se mit à rêver:

Une petite fourmi en habit de gala lui chuchotait à l’oreille:
« Tu es roi d’un petit royaume à l’intérieur de toi. Tu ordonnes, tu décides des lois qui régissent ton cœur.
En bon souverain, tu peux écouter chacun de tes sentiments, les ausculter, chercher le meilleur chemin. Sois attentif à chacun de leurs désirs, à chacune de leurs émotions et tu pourras agir en conséquence pour le bien de ton petit royaume.
Certaines décisions peuvent être difficiles et tu peux devoir peut être contraindre parfois tes fidèles sujets. La décision finale t’appartient car c’est toi qui possèdes la Connaissance finale.
Tes sujets peuvent se montrer rebelles mais il ne tient qu’à toi de rester ferme et de sauvegarder la paix dans ton petit royaume. Ce qui bon pour ton royaume est bon pour chaque individu.
Ton cœur aspire au bonheur final de ton petit monde à l’intérieur de toi. Ecoutes ton cœur…
N’oublies pas, tu es roi… »

Le roi se réveilla, arrêta son cheval. Il se trouvait sur une colline et devant lui s’étendait une vallée verdoyante. La nuit tombait, au loin, à l’horizon, le ciel se paraît de couleurs pourpres et sacrées de l’amour. Des oiseaux virevoltaient à la recherche de leur nourriture du soir. Les grillons se mettaient à chanter. L’air embaumait le thym, le romarin. Une symphonie d’oiseaux chantaient dans les arbres et le vent les berçait doucement.
Notre roi et ami, se sentit le cœur à nouveau gonflé comme au début de notre histoire, mais cette fois - ci ce fut gonflé de joie!

15.08.2007

je suis?

Chercher et chercher encore tout ce que la vie représente...

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J'ai flashé sur cette image car c'est un peu moi. toujours à la recherche de qui je suis, de qui se cache derrière mes apparences, qui suis - je donc une fois déshabillée de ce manteau de coutumes familiales, de ma culture, de tout ce dont la vie m'a imprégnée sans que je le choisisse...
Devenir moi, simplement moi....