07.03.2008
Carnavalons!
Coucou les amis! j'ai attrapé une sale maladie, la carnavalomanie, alors décidé de me mettre au vert...
J'ai cherché maison tout au long du village, trouvé consolation auprès de compagnons de même infortune; mal étrange que cette fièvre du grimage qui met tout le monde à la rue pour le plaisir des petits enfants de l'école.
J'ai rencontré des petits cochons qui m'ont dit:"Non! Non!, pas ici ta maison!"
Suivis de méchants loups qui en perdaient leurs souffle et puis Zorro est arrivéééééééé!
une armée de spiderman qui faisaient des chinoiseries a suivi
Le syndrome élection s'est révélé porteur d'idées nouvelles
Bonhomme Carnaval à l'agonie, faisait sa dernière sortie et réclamait une dernière pipe
un moment ce fut l'émeute...
Même la maîtresse d'école, d'habitude si sage, fut prise d'une fièvre rageuse
Madame la mairesse et ses acolytes, malgré leurs efforts pour y mettre bon ordre, cédèrent, elles aussi, à la panique générale...
Il n'y eut que les petites commères pour conserver leur train train habituel:"Patati, patata..."
Quelque inconnu prudent, désirant sans doute se protéger de toute contagion, distribua quelques lots de consolation à la foule en délire
Devinez! Qui c'est qu'a a tout raflé? Poto le clown évidemment...
et puis ce fut la fin...de Bonhomme Carnaval
Certains, mis en quarantaine, pleurèrent son triste sort...
ce qui ne les empêcha pourtant pas de se remplir la panse...
et de se remettre à la fête...
18:00 Publié dans il est beau mon village | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
14.09.2007
Soir de fin d'été,soir de vendanges
Le village se repose de la fièvre de la journée; les rues respirent encore l’odeur du raisin et se parent de dessins sombres et sucrés dessinés par le va - et - vient continuel des tonnes de récoltes du jour. La rue raconte à la visiteuse Mia une année de travail qui mène à son but. Là - bas au loin, les vignes se remettent des émotions du jour, et le petit chemin de terre qui mène aux écoles attire les promeneurs nocturnes. Deux chiens se saluent, une chauve - souris scie le ciel. Ici, c’est la nuit qui dort et là- bas tout prêt, un monde veille encore.
Des étincelles de voix et de lumère attirent Mia, qui, comme une ombre, en silence et discrète, se faufile à travers les ruelles. Son pas se fait doux, la menant d’un muret de vieilles pierres à une fontaine, d’une porte cochère à un escalier, d’une plante à l’autre. Les roseaux sous le pont frémissent, le lierre penche la tête pour la saluer, et chacune met de sa verdure pour égailler le chemin.
Mia les écoute lui raconter un peu de leur « chez - elles » : le manque de lumière, la main attentive, le visiteur du moment.
Tiens! Une présence, là - haut sur une terrasse l’observe d’un air curieux. Là - bas, il reste quatre hirondelles sur un fil qui dorment à l’orée des toits.
Les autres sont parties, se sont envolées ce matin dans un nuage piaillant.
« Trop vieilles, trop maladroites, malades? Qui sait? Peut être même pas elle - mêmes, »
Fourchettes et assiettes blaguent encore et leurs babils s’échappent des fenêtres accueillant la fraîcheur de la nuit toute jeunette. Elles jouent des clins d’œil au passant et illuminent la promenade.
Mia respire, entend, regarde, renifle et s’étonne toujours de la richesse du monde qui l’entoure. Et aussi de la simplicité de la chose. Il suffit de se laisser vivre. Se laisser aller à sa vie animale et sensuelle. Être comme ce chat sur la terrasse aux aguets de la vie, avec les odeurs, les sons et les images. Juste soi et l’instant et plus rien d’autre.
Et se dévoile alors toute une mélodie nocturne qui résonne une vie douce et tranquille, celle qui repose les âmes et fortifie l’esprit. Celle qui donne un lien indicible à tous les hommes. Celui de la vie.
Toujours féline et silencieuse, Mia s’éloigne un peu à regret du calme paisible des ruelles pour se plonger dans l’éclat des rires et des causettes de la buvette qui éparpille ses visiteurs sous les platanes. Du trottoir d’en face, elle entend la vie vibrer encore et cela l’effraie un peu. Pourtant, elle savoure d’être ici et là en cet instant, au milieu des autres.
Mia est et elle le sait. Cela lui suffit. Elle continue son chemin tranquille vers sa maison. C’est là que l’attendent ses petits, d’autres bouts de vie…
A votre avis? de quel genre animal est Mia ?
23:25 Publié dans il est beau mon village | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
04.09.2007
septembre, on prépare les vendanges
la cave coopérative fait sa grande toilette. des voix résonnent, le tuyau d'arrosage se promène souvent, on vérifie les machines et dans l'air aux odeurs de fin d'été, le village se réveille...
une cuve où l'on déverse le raisin...
17:32 Publié dans il est beau mon village | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
26.08.2007
en bas de la montagne
23:55 Publié dans il est beau mon village | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
c'est fête au village
12:04 Publié dans il est beau mon village | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
un petit tour à travers les ruelles
Entre ciel et ruelle
Dansent les couleurs
Sous le vent et le soleil
Les cotonnades prennent de l'ampleur
Entre ciel et marelle
L'enfant joue sous le porche
Il vibre aux appels
Des femmes qui ricochent
Entre ciel et gamelles
Les parfums se déplacent
Ils visitent la ruelle
Pas toujours avec grâce
Entre ciel et appel
Les mots se déploient
Se bousculent et s'emmêlent
En la vie qui se renvoie
10:55 Publié dans il est beau mon village | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


