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26.06.2008

Sortie en mer

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Chouette! C’est les vacances! On va pouvoir se relaxer, se détendre, coincer la bulle, farnienter profiter du soleil…
Bien sûr, il y a la dernière corvée: les préparatifs. Mais on est enthousiaste. Voyons! Ne rien oublier pour être bien: de l’essence dans la voiture, parasol, glacière, jouets pour les enfants, un bon livre, de quoi manger et boire, des serviettes, une couverture, la crème solaire…
C’est parti mon kiki! Chacun est à sa place, on démarre.
Les enfants sont excités. Forcément! On se dispute. Bof! On a l’habitude. Il suffit de se concentrer sur la route et de s’efforcer de les oublier. Tiens! Un cri plus fort que les autres.
La petite dernière a ouvert sa vitre et balancé le beau fusil tout neuf du frangin. Bon! Ben quoi! On peut pas faire demi - tour sur l’autoroute alors on fait son deuil et on continue. Voilà que le frangin fait la gueule. Y’a de quoi, remarquez! Au moins, celui - là il la ferme. C’est toujours ça de gagné
Et zut! Maintenant, c’est la grande, assise à droite du chauffeur qui maugrée. Elle en a assez de se faire labourer le dos par les coups de pieds de la miss coincée dans son siège- auto. Qu’on lui donne son bib pour qu’elle reste tranquille. Frérot se dévoue, fouille dans le bazar sur la plage arrière et lui cloue le bec avec la bouteille miracle.
Vous parlez d’un miracle! Trois kilomètres plus loin, les cris redoublent. Mademoiselle Poison asperge avec beaucoup de bonheur son frère chéri de lait tiède. On tente d’interposer une couverture, le carton pare - soleil pour faire cloison entre les deux protagonistes.
On est content. On a pas de chien à gérer…
On pense à changer de voiture. Peut - être un fourgon cellulaire…Chacun dans sa case, ce serait bien…
Ouf! On arrive. On tourne en rond à la recherche d’un emplacement. Un quart d’heure plus tard…Chance, une place de parking à moins d’un kilomètre de la plage. Il était temps.
Lâcher de fauves. La voiture éjecte ses passagers avec bonheur. L’arrivée réconcilie tout le monde. On se distribue le barda. Bon sang! Que la glacière est lourde!
Ah! La mer! La plage! L’air pur aux embruns salés, le plaisir des pieds nus sur le sable…
Zut! C’la brûle! Mettez vos chaussures! Attention de n’éborgner personne avec le parasol.
Là - bas, un petit coin tranquille nous fait signe. Pas trop loin de l’eau de manière à voir les enfants, pas trop près non plus pour ne pas se faire éclabousser sans arrêt.
D’abord, on plante le parasol. On pose sa couverture. On arrange son petit coin. On rattrape les gamins qui s’en vont en courant, crème solaire oblige. On gonfle les brassards…
Ah! Enfin un peu de tranquillité. On s’allonge un bouquin à la main…
Le parasol, le parasol s’envole! Diable! Essayez de courir avec un maillot qui se défile dès qu’on s’agite. Pratique les décolletés plongeants mais pas sur la plage.
Le vent s’est levé. On oublie le parasol et le bouquin. De toute façon, faut pas rêver. La grande revient en pétard, la petite sur la hanche, qui, bien sûr, comme d’habitude ne veut pas se baigner. Pourquoi est qu’une fois elle ferait ce qu’on attend d’elle?
Regard en biais sur l’entrée de la plage. L’heure du repas s’achève et c’est le débarquement.
Regard droit devant. Champs de parasols et de strip - tasses plus ou moins réussis.
Le cadet s’ébroue toujours dans l’eau, invisible, derrière une foule impatiente. En voilà qui s’engueulent. Mots grossiers voire orduriers. Monsieur insulte madame. Madame prend ses cliques et ses claques, bébé sur le bras et se casse. Remarquez, si leur trajet s’est aussi bien déroulé que le nôtre, on comprend qu’ils aient les nerfs à vif.
Mais de là à s’insulter, il y a des limites…. Comme spectacle, il y a quand même mieux!
On cherche du regard le frérot perdu dans l’immensité bleue. Peut - être cette tête là - bas au loin. Trop loin! Faudrait mieux aller voir. Et hop! La petite dernière accrochée au cou, on se glisse à l’eau. Dieu! Qu’elle est froide, glacée même. Les pieds picotent. Qui l’eût cru? Sous une chaleur pareille. La miss crie dès qu’on l’éclabousse. On parvient quand même à se mouiller jusqu’à la taille, c’est-à-dire les pieds de l’enquiquineuse toujours sur la hanche bien entendu.
Rappel à l’ordre. Il était temps. Le gamin se rapproche les lèvres violettes. Direction, la pause casse - croûte, histoire de revigorer la troupe.
Regard en arrière? Même pas besoin. Les oreilles suffisent. Brouhaha général. Les portables, le vendeur des plages; les ballons..
« Y’a du monde! C’est de la folie. Ils sont tous bronzés sauf nous qui sommes de la région. Jules! N’oublies pas tes brassards! Beignets! Les bons beignets! Banane, chocolat, pomme, abricot demandez les bons beignets! Excusez - moi! »
Où est passé le rêve. La plage de sable chaud et humide, l’odeur des embruns, le chant des vagues, le cri des mouettes…
En guise de volatiles poétiques, si l’on s’ennuie, on peut toujours déchiffrer les messages des avions publicitaires qui sillonnent le ciel histoire de vous ramener à la civilisation de consommation, des fois que votre esprit ai réussi à s’envoler ailleurs l’espace d’un instant.
Cela y est! La petite dernière qui n’aime pas l’eau de mer parce qu’elle sale et froide a réussi à s’endormir tant bien que mal sous un parasol branlant coincé entre la glacière et le sac à dos.
La grande grille au soleil, le cadet fait des pâtés et on a les épaules qui brûlent. Forcément, au milieu du tohu - bohu général, on a passé la crème solaire à tout le monde sauf à bonne pomme.
C’est quand qu’on rentre?


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Commentaires

En étant de la région tu vas à la plage par un monde pareil ???
Remarque je te comprends la plage c'est toujours bien agréable et les mômes sont contents !
Bises de Biche

Ecrit par : Biche | 26.06.2008

voilà une balade sur l'eau qui apporte iode et couleurs
ça stimule et ça fatigue
bonne soirée

Ecrit par : ventdamont | 03.07.2008

une vrai expedition en famille quelle courage !

Ecrit par : patoudeuch | 14.07.2008

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