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12.10.2007
Mélusine, services en tous genres
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Mélusine est une copine, ma meilleure amie intérieure, celle qui a toujours le sourire et des clins d’œil plein le cœur.
Y’a pas longtemps qu’elle refait surface mais qu’est-ce que ça fait du bien!
J’ai retrouvé dans mes archives un texte inspiré par la starlette familiale de 2 ans et quelque à l’époque. Un bonheur cette petite vous allez voir, ou plutôt vous allez lire…
Tûût!… Le klaxon du boulanger. Maman se prépare à sortir mais mademoiselle Môa hurle dans sa chaise haute qu’elle veut venir aussi. Ce n’est pas mademoiselle « moi - aussi « pour rien. Elle entrain de manger un yaourt qu’elle a réclamé une fois que la table du petit - déjeuner était desservie bien sûr. Et pendant ce temps’ là les pantoufles ont chu de la chaise…
Maman sort en laissant mademoiselle Môa crier à côté de mémé.
Il y a queue chez le boulanger. Ouf! Il n’est pas parti. Forcément il y a Marcel qui achète les croissants pour ses petites chéries. Rappelons au passage que Marcel a 86 ans, qu’il se déplace péniblement et qu fait chouchouter par toutes les mères au foyer du coin;
- Ah! Mélusine, je te dois 10 euros (Mélusine fait le dépôt de cigarettes pour l’ancien qui achète au jour le jour et qui tombe souvent en panne.)
Nous sommes donc chez le boulanger et voilà mademoiselle Môa qui arrive en courant. Mémé a réussi à lui mettre les pantoufles en même pas 5 minutes, un exploit! Comme d’habitude, melle prend le billet de dix euros des mains de maman pour payer le pain. Et quel bonheur! Celui - ci lui rend un beau billet de 5 euros et de belles pièces bien brillantes plus une petite pièce jaune. Maman, connaissant son petit monde, précise tout de suite que c’est l’argent du pain et qu’on va le ranger dans la boîte prévue à cet effet.
Arrivés à la maison, maman tend la boîte à la petite demoiselle qui y dépose les pièces mais se sauve avec le billet. Le holà est à peine lancé que la petite essaie de négocier l’échange du billet contre les gros sous brillants mais maman n’est pas d’accord. Alors d’une petite mine résignée, La fillette pose l’argent dans la tasse et reprend la pièce jaune en suppliant: « Juste celle - là! » en désespoir de cause, maman accepte : « Bon, je retrouverais la pièce en balayant, je suppose! »
Ne jugez pas trop vite. Imaginez - vous vivre ce genre de négociations trente fois par jour, pour le pantalon, pour le bain, pour manger etc…
Allez! Bol d’air. On va faire du bois. La voiture démarre aujourd’hui, c’est jour de chance.
Démêler les souches de vigne, couper les racines plus petites à la cisaille, les plus grosses à la scie. Charger la voiture et mademoiselle Môa en voix off qui râle, rouspète, a froid, soif et tout le tintouin… Ne pas oublier où l’on pose les doigts, la dernière fois il y a un petit bout qui y est resté. Une fois les nerfs et les muscles bien échauffés, le coffre chargé, on démarre. Enfin.. On espère démarrer.
Retour. Déchargement. On arrête le moteur ou pas? Ouais! Cela pollue.
Vite, préparation du repas. Boudin aux pommes. On épluche les pommes en compagnie de la gentille fillette qui touche à tout évidemment. On se concentre, le boudin ne doit pas éclater,les pommes rissoler doucement, feu doux. Entre - temps balayage,passage du bois qu’on vient de rentrer oblige. Et n’oublions pas, mémé a fait la cuisine et quand mémé fait la cuisine, il y en a partout. Y’a de la vie à la maison!
Le boudin est parfait, il faut laisser cuire encore un petit peu les pommes. Presque midi, c’est l’heure de l’école. Mémé va surveiller le plat sur le feu.
Retour. Hum! Cela sent le brûlé. Le boudin!…
Mémé a oublié tout à sa tâche, d’allumer le feu dans la cheminée. C’est pas vraiment le moment, on va manger et le feu va s’éteindre faute de surveillance… La belle affaire! Le petit bois se ramasse à ma pelle au bord de la rivière. Il suffit d’y aller avec une voiture qui démarre évidemment. Pas de problème, la vie est belle!
Ce jour est béni. Une heure et demie, la cuisine est nettoyée,le sol lavé. On pourra faire autre chose que des tâches ménagères cet après - midi. Ah, zut! M2mé veut faire les courses. Tant pis ce sera pour ce soir. Après tout les magasins sont ouverts le soir et il n’y a pas école demain. On sera pas à la bourre. La batterie de la voiture n’aime pas qu’on allume les phares mais bon tiendra pas dix kilomètres. Les enfants sont sages en haut. En tout cas, pas de cris ni de hurlements. Pause cigarette bien méritée!
Tiens! Une ombre passe devant la fenêtre. Cheveux rouges, silhouette élancée. C’est Hélène qui s’est enfermée avec son chien à l’extérieur de sa maison; Pied de biche, tournevis, copain à la rescousse, rien à faire. On trouve une voiture pour que la belle puisse aller au travail en attendant que le chéri revienne avec les clés.
Et le chien? A la maison, avec Mélusine.
C’est bizarre cette odeur! Cela sent le feu, très fort. Là, dans la rue. Mais oui! C’est la cheminée de la maison. On court. Les voisins aussi, il y a des flammes qui sortent du conduit sur le toit! Petite alerte sans conséquence. Mémé a mis un cageot (entier!) dans l’âtre et le conduit s’est enflammé. La vie est toujours belle, on n’a pas besoin d’appeler les pompiers.
Jusqu’à présent, on maîtrise la situation. La petite dort bien. Un autre miracle du jour. Seule avec le clavier,quel bonheur! Les doigts courent vite, très vite, des fois que le temps imparti soit brusquement interrompu par… le chien pleure. Il ne comprend pas trop ce qu’il fait là. Viré le chien! Va caguer tout seul. On le retrouvera bien quelque part dans le village tout à l’heure.
Bon, la petite Lili à sa mamie en vacances Victor est à l’école et sa maman est là, les femmes enceintes ont touts accouché. Marcel a des cigarettes. Gudule n’a pas de crise de dépression aujourd’hui et le père fantôme de Melle Ma fait sa visite surprise il n’y pas longtemps. Espérons que personne ne fait la cuisine dans le coin et ne tombe en panne d’œufs ou de citron… Paix et harmonie au foyer.
Trop beau pour être vrai. La miss se réveille. De bonne humeur en plus, c’est merveilleux! Un jour béni, vous dis -je!
Si on pensait à demain? Une journée de détente…
12:00 Publié dans mamzelle Môa | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Commentaires
Bonsoir,
Une journée ordinaire, n'est ce pas ! Mais chez toi, les journées doivent avoir 48 h ! Il y a du piment au logis. Pas besoin d'ajouter du sel dans la soupe, ton récit n'en manque pas. C'est vivant en diable !!
Tu as une seule starlette, mais tu n'as rien dit des autres loustics !
Bises du grillon, qui retrouve aussi des pièces sous les lits.
Ecrit par : christian | 12.10.2007
toujours si bien raconté et bien vivant..Bises de miche
Ecrit par : miche | 27.10.2007


