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27.09.2007

du coq à l'âme

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Petit matin calme. La campagne est encore humide de la nuit, l’herbe frissonne, l’arbre frémit sous la brume matinale. Il ouvre un œil,puis un autre. Les lueurs de l’aube se glissent, créent en lui comme un appel, une envie de célébration, un ordre intime. Un nouveau jour est en train de naître et lui, le gardien, ressent le besoin de clamer cette merveille toujours renouvelée d’une nature qui s’éveille.

Petit matin calme. Il dort depuis peu. Il a couru, travaillé dur, puis est tombé, effondré sous le poids du jour. Le sommeil est profond, récupérateur. Indispensable. Cet endroit où, enfin, l’esprit agité se repose, cet instant où plus rien n’indispose! Il dort…

Les premiers rayons du soleil pointent du nez. Il vibre, se racle la gorge, cela va être son temps. Il savoure déjà ce moment si fugace où tout son être évoquera le retour à la vie.
Il y a en lui une joie qui s’en va montante. Il vérifie ses atours, se toilette sous la rosée matinale. Il attend encore…Juste un peu…

Il dort. Le rêve est doux. Sûrement sans souvenirs, de celui qui travaille en silence. Les muscles se détendent enfon. !le repos du guerrier, de l’homme si actif que la vie n’en est plus qu’épuisante. Il est de la race du cheval de force, voire du bourrin parfois. Têtu, obstiné à la tâche, les œillères bien posées, histoire peut - être d’oublier la vie, le regard enfermé sur son objectif. Il dort du sommeil du juste, de celui mérité après la peine…

L’instant vibre. Il a le trac, cette angoisse qui surgit de l’ombre du ventre, qui oscille et pousse à l’action. Il clôt le paupières rassemblant ses forces. Son corps se redresse, le cou s’étire, son visage aspire la lumière naissante. Il va entrer en scène…

Bon sang! Que c’est bon! Le silence. Il est seul. Seul avec son sommeil. Il le mérite. Son corps réclame, son esprit aussi. Dormir! C’est un peu de bonheur, la pause au milieu du combat. Besoin vital. Il dort…

C’est parti mon kiki! Les pieds dans la merde, il chante! Il chante le bonheur de vivre, le jour qui revient. Son plumage se dresse en flammes multicolores. Il s’égosille, lance à tout va son appel au réveil. Le cri s’élève dans la campagne endormie, chute et repart à nouveau. Le spoules conditionnées s’ébrouent et partent à tâtons à la rencontre de leur eux quotidiens. Il chante encore. De plus belle. La vie est belle, resplendissante. Elle a des odeurs de perles d’eau, de lumière arc - en - en ciel, de fleurs épanouies. L’air vibre puis retentit de ses notes criardes. Il ne contrôle rien. C’est le heure de son show! Ila la première. Il est le premier! Le soleil levant l’encourage. Sa caresse est un encouragement, un applaudissement!

Il dormait. Et ce jour qui le rappelle le réveille maudissant. Son regard ensommeillé le pique encore. Il s’étire en un grognement douloureux et se recroqueville à nouveau sur son désir de sommeil. La tête sous l’oreiller, il tente d’oublier ce cri strident qui lui perce les oreilles et agresse son âme. Dieu! Qu’il se taise! Laissez - le s’assoupir encore. Il le mérite ce sommeil! Pour une bête de somme quoi de plus juste après tout. Et le voilà qui repart. Il ne s’arrêtera donc jamais! Et lui qui se veut pacifiste, non violent, aimant de la nature réclame:
« Un fusil, je veux un fusil! »

Commentaires

bravo...j'aime
je reviendrai
bises fraîches aurant que matinales

Ecrit par : henri | 28.09.2007

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