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07.09.2007

c'est l'heure de la récolte

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Voici les premières photos des vendanges…
Je vous raconte un peu.
Départ au petit matin à la fraîche, c’est sûr vaut mieux travailler avant les grosses chaleurs…
Le vigneron chérit deux catégories de vignes, celles qui donneront leur raisin à la cave coopérative et les autres qu’il bichonne particulièrement pour sa production personnelle, celles qui font sa réputation de viticulteur..
Pas le même travail pour le vendangeur…
Pour la coopérative, pour le vin destiné à finir dans ces horribles cubes de plastique, on ne se soucie pas. On coupe, on coupe tout ce qui vient, le beau et le moins beau et si quelques feuilles et brindilles tombent dans le seau au passage, aucune importance, tout part dans la benne. La cave passera le tout dans la machine qui fera le tri après l’écrasage du contenu de la benne.
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La benne qui recueuille les déchets

Par contre, quand le raisin est destiné aux cuves personnelles du patron, c’est une toute autre affaire. C’est l’occasion de taquineries diverses et il se fait chahuter sur son exigence mais tout ça dans une ambiance bon enfant. Car en effet, si le rythme est moins rapide et permet de blaguer un peu, toute notre vigilance est mise à l’épreuve.
N’est toléré aucune feuille ni brindille bien sûr. Pas même et surtout de tiges de feuilles restée coincée au milieu d’une grappe car cela donne un mauvais goût au vin. Chaque seau est inspecté, chaque grappe nettoyé des indésirables, grains trop secs ou encore débris de feuilles mortes.
En effet, cette année la sécheresse à fait vieillir prématurément le feuillage et les feuilles mortes font foison. Très désagréable pour le tâcheron… Associé au sucre du raisin,cela irrite les mains à force.
Le travail du vendangeur est pénible, ce n’est pas un scoop. Mains et bras s’irritent au frottement des ciseaux pour les premières et des sarments pour les autres. Le dos est très sollicité et très vite vous tiraille de partout. Les genoux à force de se relever et de s’accroupir. Les orteils points d’appui s’échauffent aussi.
Mais la vigne a quelque chose de magique. Si le patron choisit et mène bien son équipe, sa « colle » comme on dit ici la convivialité et la bonne humeur est de mise. On se tutoie d’office, on se chahute…
Et puis c’est la récolte, cela veut dire le fruit du travail d’une année de labeur pour le vigneron, de l‘argent qui rentre pour le vendangeur…
C’est aussi le village qui s’anime, les gens qui se hèlent et se racontent.

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