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15.08.2007
Adam et r'êve
En laissant l'imagination divaguer le long du rivage, m'est venu une image que je vous raconte ici
Il regardait la côte s’allonger sous le soleil brûlant…
A l’ombre du pin parasol, il se glissa dans le sommeil du bienheureux, de l’homme enivré d’effluves marines et de silence. Le vent salé caressait son corps déjà bruni, comme une compagne douce et fidèle qui le bercerait de sa présence rassurante.
La côte s’allongeait encore à l’horizon, la chevelure ondine des eaux flattait la courbe de la plage et son regard s’éteignit sur le mouvement fascinant de l’océan qui dansait pour lui sa ronde d’amour.
Ses jambes s’étiraient avec délice en dessinant l’empreinte de son existence sur le sable encore chaud. Il se plaisait à savourer cet instant. Le sommeil s’en allait à pas feutrés, abandonnant délicatement son doux rêve d’un soir d’été.
La côte se fondait dans le ciel rose saluant un soleil faiblissant, supporté d’anges blancs qui l’emmenait ailleurs, vers un autre jour, l’œuvre de la journée accomplie.
Il entrouvrit les paupières, attentif au silence, au bien - être du présent. L’ombre avançait en ondulant sur les effluves de chaleur. Il la laissait venir, signe de son éveil à la vie. Le désir lui vint de lui tendre les bras. La nuit s’annonçait si belle…
D’une impulsion de ses muscles élancés, il se redressa pour s’adosser à l’arbre de sa vie.
Là, ses yeux s’écartèrent en un regard d’ébahissement. Sa gorge se noua et son corps s’endolorit sous le plaisir. Elle était là, inconnue et pourtant si familière, cette côte si chère, cette compagne, encore rosissant sa longue chevelure d’écume s’approchait en une promesse flatteuse.
Il déglutit, acceptant le don de l’univers en un seul élan, un seul son, un seul mot: « Waoh! »
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